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Concours international de biologie synthétique iGEM 2013 : une nouvelle équipe grenobloise

Publié le 9 avril 2013
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Communiqué 9 avril 2013

iGEM est une compétition internationale de biologie synthétique organisée depuis 2003 par le prestigieux Massachussets Institute of Technology (MIT). Chaque année, les dizaines d’équipes étudiantes en compétition ont un quelques mois pour imaginer et réaliser un système biologique innovant, qui est ensuite dévoilé à la communauté scientifique. Après deux participations très prometteuses, l’équipe de Grenoble relève de nouveau le défi en 2013.

Logo iGEMUn peu d'histoire...

Dans les années 90, un groupe d'informaticien du MIT se tourne vers la biologie, et déplore le manque de méthode dans les démarches scientifiques adoptées en génie génétique. Ils décident alors d'établir une banque de données regroupant les fragments d'ADN codant pour des fonctions ou structures élémentaires, et de standardiser la procédure permettant leur assemblage. Cet événement marque un tournant dans l'émergence d'une nouvelle discipline : la biologie synthétique. Tels des légos®, ces « biobricks » peuvent dès lors être facilement combinées par les généticiens, et introduit dans des organismes telles que la bactérie Escherichia Coli (E. Coli). Ces cellules se voient ainsi attribuer de nouvelles fonctions plus ou moins complexes, qui peuvent être exploitées pour mettre en place de nouveaux systèmes biologiques.

La biologie synthétique, pour quoi faire ?

Le développement de nouveaux médicaments, la dégradation de polluants ou la production d'énergie sont autant de possibilités offertes par les organismes issues de la biologie synthétique. Pour cette raison, cette discipline suscite actuellement l'intérêt de nombreux chercheurs et industriels à travers le monde, et est amenée à jouer un rôle important dans les futures recherches menées dans des domaines tels que la chimie, l'énergie ou la science des matériaux. La compétition iGEM est née de cet engouement pour la biologie synthétique, et a permis depuis sa création en 2003 la réalisation de plusieurs centaines de nouveaux dispositifs biologiques par des équipes d'étudiants issus de nombreux horizons scientifiques (biologie moléculaire, mais aussi physique, chimie, ou encore informatique).

Une place en finale pour les étudiants de l'équipe grenobloise

En 2011, Grenoble se lance dans l'aventure en se constituant une équipe, regroupant plusieurs élèves ingénieurs et biologistes issus de Grenoble INP - Phelma et de l'université Joseph Fourier (UJF). Ensemble, et soutenus par de nombreux laboratoires de l'agglomération grenobloise, ils imaginent et réalisent un système de détection du mercure dans l'eau basé sur la bactérie E. Coli. Ce dispositif leur vaudra une place en finale de la compétition, organisée à Boston par le MIT. L'année suivante a lieu la formation d'un nouveau groupe, à l'origine du développement d'un système biologique visant à la détection de nombreux pathogènes présents dans les hôpitaux et baptisé sEnsi Coli. L'équipe se verra attribuée une médaille d'or aux phases de qualifications européennes ayant lieu à Amsterdam, pour ses travaux de recherche ainsi que pour son étude réalisée sur la sécurité en biologie synthétique.

2013 : un nouveau défi

Cette année, Phelma et l'UJF collaborent de nouveau pour relever le défi iGEM. L'équipe, constituée en janvier dernier, regroupe 4 élèves de deuxième année à Phelma (3 issus de la filière Systèmes et Microsystèmes pour la Physique et les Biotechnologies (SMPB) et 1 de Physique NanoSciences (PNS)), ainsi que 3 étudiants de l'UJF (2 en master Nanobiotechnologie, et 1 en licence Chimie-Biologie International). 4 nouveaux membres rejoindront l'équipe dès juin prochain : 3 élèves de l'Ecole des Mines de Saint-Etienne (EMSE) et 1 étudiant américain de la Louisiana State University (LSU). Les étudiants espèrent ainsi bénéficier du soutien et du savoir-faire de nouveaux laboratoires de recherche et augmenter la visibilité de leur projet aux échelles nationale et internationale.

Calendrier du iGEM 2013

  • Mars 2013 : inscription des équipes
  • Octobre 2013 : qualifications européennes
  • Novembre 2013 (1-4) : phases finales

6 mois pour développer son projet

Les étudiants s'intéressent pour l'instant à plusieurs thèmes de recherche... Parmi eux, l'optogénétique, discipline basée sur la découverte de protéines photosensibles, qui, une fois exprimée au sein de la bactérie E. Coli, pourraient permettre de leur faire exécuter des fonctions en réponse à des stimulations lumineuses. Les possibilités offertes par ce domaine sont nombreuses.

La compétition iGEM a permis aux membres des équipes grenobloises des années précédentes d'explorer un domaine scientifique en pleine émergence, mais également de se construire de solides compétences en gestion de projet. Cette année encore, les étudiants sont très motivés pour représenter leurs établissements à l'échelle internationale. Ils donneront le meilleur d'eux-mêmes pour faire de cette expérience une réussite sur les plans professionnel et personnel. Un site internet permettant de suivre l'avancée du projet sera bientôt mis à disposition.


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mise à jour le 24 juin 2013

Grenoble INP Institut d'ingénierie Univ. Grenoble Alpes