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Les technologies de demain s'imaginent aujourd'hui
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Guillaume, diplômé Grenoble INP - Phelma 2018, "On m’a souvent dit durant mon stage l’atout des étudiants Phelma, c’est leur capacité à être pluridisciplinaires"

Publié le 14 juin 2019
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Guillaume, diplômé Phelma 2018 de la filière Physique Nanosciences est aujourd’hui en thèse chez Thales. Lors de la journée des partenaires Phelma, le jeudi 18 octobre 2018, il s’est vu remettre un prix pour son projet de fin d’études aux côtés de deux autres ingénieurs Phelma fraîchement diplômés.

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Parlez-nous de votre parcours

J’ai intégré Phelma sur concours à la suite d’une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) en filière Physique Chimie au lycée Lakanal de Sceaux. En intégrant Phelma, j’ai choisi le parcours Physique Matériaux et Procédés (PMP), il s’agissait du parcours le plus proche de ma formation d’origine en classe préparatoire. A partir de la deuxième année, j’ai choisi la filière Physique Nanosciences (PNS), (NDLR : Aujourd’hui PNS est devenu Ingénierie Physique pour la photonique et la microélectronique - IPHY), c’était la filière qui a motivé mon choix d’école. Ce qui m’attirait particulièrement dans cette formation, c’était son côté technique pour former à des postes d’experts en R&D, dans des domaines qui m’intéressaient fortement : composants à semiconducteurs et photonique intégrée. C’est aussi une filière qui m’a interpellé pour son côté « touche à tout » où l’on pouvait aussi bien parler de nanophysique, sujet orienté recherche et physique fondamentale, et travailler sur la fiabilité des composants et les méthodes numériques, qui sont beaucoup plus tournées vers des problématiques ingénieures.
 

Parlez-nous de votre sujet de Projet de fin d’études (PFE) pour lequel vous avez reçu un prix

Mon PFE "l’Etude préliminaire à une antenne acoustique par capteurs à fibre optique distribué" s’est déroulé pendant 6 mois dans les locaux de Thales Research & Technology (TRT) à Palaiseau, un pôle de recherche de Thales. Mon projet était donc assez en amont technologiquement et consistait à étudier la capacité des fibres optiques à être de bons voir de très bons capteurs acoustiques. Le marché des télécommunications a longtemps poussé le développement des fibres optiques vers des structures isolées de l’environnement extérieur pour transmettre au mieux le signal et limiter un maximum les pertes optiques. Pendant quelques années, on a occulté le fait qu’il était possible d’interroger la lumière qui circulait dans ces fibres optiques, lumière qui emmagasine, avec une grande sensibilité, l’information de perturbations environnantes. Aujourd’hui, les technologies à base de capteurs fibrés se développent assez fortement dans de nombreux domaines (transport ferroviaire, sismologie, aéronavale…) dans le but de remplacer à terme les capteurs piézoélectriques. Leurs avantages sont multiples : technologies bas coûts qui n’utilisent que des fibres de télécommunication, pas d’électronique à disposer sur le capteur, pas de sensibilité aux perturbations électromagnétiques, très faible encombrement et surtout une détection qui se fait tout le long de la fibre (détection dite distribuée) et sur des distances conséquentes (kilométriques). L’objectif de mon stage était donc de parvenir à montrer que l’on pouvait détecter, identifier et localiser une source émettrice à l’aide d’une simple fibre optique sur la base des techniques LIDAR (Il s’agit d’une technologie temps de vol basée sur l’analyse des propriétés d’un laser (infrarouge) renvoyé par la cible vers son émetteur) et RADAR (utilise des ondes électromagnétiques émises verticalement et horizontalement qui se propagent dans tous les milieux, même dans le vide).
 

Que faites-vous aujourd’hui ?

Je suis en thèse industrielle chez Thales depuis le 1er décembre dernier sur un sujet qui est la suite directe de mon stage.
 

Vos études à Phelma sont-elles en adéquation avec le poste que vous occupez ?

Totalement ! Pour la thèse, de nombreuses connaissances techniques sont requises en modélisation informatique, en physique des lasers, en composants électro-optiques et même en soudure électrique. Par ailleurs, il y a toute une démarche expérimentale et un travail de recherche qu’il faut savoir maîtriser et que les trois années de formation à Phelma permettent de mieux appréhender, au travers différents projets de recherche.
 

Quelle est, selon vous, la force de Phelma vis-à-vis du monde du travail ?

La force de Phelma vis-à-vis du monde du travail est de proposer une formation technique généraliste. Alors que certaines grandes écoles d’ingénieurs font le choix délibéré d’orienter leur formation de plus en plus vers le marketing, le management ou le commerce, Phelma est l’une des rares écoles à proposer des filières scientifiques pointues dans de très nombreux domaines. On m’a souvent dit durant mon stage « l’atout des étudiants Phelma, c’est leur capacité à être pluridisciplinaire ». Les entreprises qui souhaitent faire de l’innovation et qui veulent rester compétitives ont besoin de jeunes diplômés qui soient familiers des problématiques ingénieures, qui soient motivés par un travail technique de recherche ou de développement et qui peuvent s’adapter à différents outils de travail et différents sujets. C’est donc là que Phelma a, selon moi, une vraie carte à jouer.
 

Racontez-nous un souvenir qui vous a marqué durant votre parcours à Phelma

Ce qui m’a le plus marqué durant mon cursus à Phelma, c’est la rencontre entre les ingénieurs et les chercheurs qui travaillent à Grenoble, c’est le fait de comprendre les domaines dans lesquels ces derniers évoluent et de pouvoir partager avec eux. Je me souviendrai par exemple de la visite dans les locaux du CEA, des conférences Midi Minatec, du TP à l’ESRF (European Synchrotron Radiation Facility) ou encore du projet de recherche en deuxième année qui nous avait permis de travailler avec les chercheurs de l’Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble (IPAG) sur l’origine des molécules organiques complexes à la surface de la Terre. Que ce soit grâce à nos enseignants ou grâce à ces rencontres, on a vraiment le sentiment de suivre l’état du progrès technologique et des innovations actuelles. On se sent vraiment privilégié de cette proximité avec ce qui est la science du moment et qui fera probablement aussi naître les technologies de demain.
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mise à jour le 14 juin 2019

Grenoble INP Institut d'ingénierie Univ. Grenoble Alpes