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Grenoble INP
Les technologies de demain s'imaginent aujourd'hui
L'école d'ingénieurs de physique, électronique, matériaux
Les technologies de demain s'imaginent aujourd'hui

Entretien avec Florian, en troisième année, dans la filière Signal, image, communication multimédia (SICOM)

Publié le 4 décembre 2014
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Communiqué 4 décembre 2014

Entretien avec Florian, en troisième année Phelma dans la filière Signal, image, communication multimédia (SICOM), passionné de robotique et qui a choisi de faire une année de césure au Japon, dans un laboratoire à l’université TOHOKU.

Phelma Florian SICOM

Phelma Florian SICOM

Le cursus de l’école


Pourquoi avoir choisi cette filière ?

J’ai beaucoup hésité entre les filières Systèmes et logiciels embarqués (SLE), Internet, Services et Systèmes Connectés (ISSC, ex Télécom) et Signal, image, communication, multimédia (SICOM), pour finalement demander SICOM en premier choix parce que je pense que rester centré sur le traitement du signal ouvre plus de portes en traitement de données en général.

La 1ère année à Phelma vous a-t-elle bien préparé au choix de votre filière ?

J’ai suivi en première année les cours de préorientation pour les filières SICOM et Systèmes électronique intégrés (SEI), et si j’hésitais encore en fin d’année entre SLE, ISSC et SICOM, ces enseignements de préorientation m’ont permis de me rendre compte que SEI n’était pas pour moi : je préfère utiliser les composants électroniques que de les concevoir ;-). Je pense que les projets de groupes en première année jouent également dans notre orientation. Le mien, une voiture télécommandée par wifi, (voir vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=WL9Aekzvu4w) est un de mes premiers projets et m’a fortement orienté sur la filière SICOM.

Etes-vous satisfait de votre choix ?

Oui, dans la mesure où il me permet de m’orienter vers des choses qui me plaisent : la robotique, les appareils connectés. Personnellement, je pense qu’il manquerait de la mécanique à ma formation, mais le club Robotronik Phelma me permet de pratiquer.

Savez-vous vers quel secteur d'activité et quel type d'emploi vous vous orientez ?

J’ai le projet de faire mon stage de fin d’études à Tokyo, au Japon, en reconstruction de scène 3D à partir de vidéo. Les techniques actuelles sont assez gourmandes, imaginez l’intérêt de les améliorer : on pourrait facilement filmer un objet, une pièce avec son téléphone pour en faire un modèle ou une carte, les robots se débrouilleraient mieux en cartographie et localisation. Si le sujet le permet, j’envisage de continuer en thèse.

A quelles occasions, pendant votre cursus à Phelma, avez-vous la possibilité de vous renseigner sur le monde de l'entreprise ?

Je dois citer principalement la Junior Entreprise de l’école (http://juniorphelma.fr). La Junior Conseil Phelma m’a permis de travailler sur des projets avec le CEA Leti et Thales Avionics (ce dernier m’a permis d’obtenir mon stage de deuxième année à Thales Valence). En particulier, ce sont les réunions de rendu des projets dans l’entreprise qui m’ont beaucoup appris. Mon stage ouvrier de première année (chez Rives Dicostanzo) m’a aussi bien aidé : j’ai pu travailler à la fois dans les bureaux et sur le terrain comme déménageur, aider en livraison, mais aussi « prendre la température » dans les locaux de plusieurs entreprises qui déplaçaient leurs bureaux à Grenoble.


L’International


A quelle période de votre cursus avez-vous choisi de partir à l'étranger ? Dans quel pays ?


Je me suis dit en première année qu’il valait mieux profiter d’être à l’école pour partir à l’étranger (quelle que soit la destination). Le Japon m’intéressait, j’ai repris l’étude de la langue et ai rencontré le service des Relations Internationales de l’école qui m’a mis en contact avec des étudiants qui en revenaient, je me suis décidé à partir peu après.

Quel est l'intérêt pour vous de ce séjour à l'étranger ?

A la base, il s’agissait pour moi plus d’une expérience (je peux partir en échange, donc je le fais). J’ai pu partir en césure dans le pays qui m’attirait le plus, continuer mes études dans un laboratoire de l’Université du Tohoku, découvrir le monde de la recherche, obtenir un niveau d’autonomie en langue japonaise, faire du volontariat dans les zones touchées par le grand tremblement de terre de 2011, organiser un cercle de discussion français-japonais, trouver mon stage à Tokyo, participer à un atelier de deux semaines en robotique dans le laboratoire d’exploration spatiale (TESP2014), faire des connaissances avec des gens venus du monde entier et visiter le Japon: tous mes objectifs ont été remplis, et même mieux que ce à quoi je m’attendais.

A-t-il été facile pour vous de préparer votre départ à l'étranger ?

Le service des Relations Internationales Phelma m’a beaucoup aidé : j’ai passé le TOEFL pour envoyer ma candidature, et ai réglé les derniers détails quelques mois avant de partir. Ce qui m’a posé le plus problème, c’était mon stage de deuxième année (que j’avais commencé tard) : je finissais mon stage à la mi-Septembre, pour partir une semaine après. Le déménagement a été mouvementé ;-). Sur place, j’ai pu retrouver un ami japonais qui venait de rentrer de son échange en lettres françaises à l’université à Grenoble ; je ne pense pas avoir pas eu de problème particulier.

Avez-vous bénéficié d'une bourse ?


La Région Rhône-Alpes m’a accordé la bourse Explo’RA Sup, soit 3000€ pour mon année à l’Université du Tohoku. Cela m’a permis de compenser le coût du billet d’avion, et de payer le logement étudiant pour l’année. Phelma me permet d’obtenir le remboursement du TOEFL (250 dollars) que j’ai passé pour partir à l’étranger : j’ai fait ma demande en rentrant en France.

Une petite anecdote à nous raconter ?

Un week-end à Sendai, en rentrant d’une grosse randonnée à vélo à Matsushima, j’ai trouvé un portefeuille LV sur la piste cyclable, que j’ai ramené au poste de police de proximité. Maintenant, imaginez un étranger qui débarque dans un poste de police, qui explique qu’il ramène un objet perdu, mais qui comprend tout juste ce que dit le policier… Et là, entre dans le poste un Japonais essoufflé et en sueur qui cherche son portefeuille. Je me souviens qu’en partant, le policier m’a donné le procès-verbal constatant les faits en m’expliquant (en mots simples, un peu comme à un enfant) que c’était « un papier qui explique qu’aujourd’hui, tu as été gentil ».

La robotique, l’électronique, le traitement du signal … qu’est-ce qui vous plaît dans ces thématiques ?

J’aime beaucoup l’idée de réaliser un objet qui peut être utilisé tel quel, un peu comme un instrument de musique ou un outil. C’est aussi parce que j’aime avoir à la fin quelque chose entre les mains que j’allie l’électronique, la mécanique et la programmation.



Vidéo institutionnelle de l'école Tohoku - Florian y apparaît aux alentours des 45'

Conseilleriez-vous Phelma à un futur étudiant potentiel ?


Je conseillerais pour le cadre des études : on nous parle beaucoup de la ville de Grenoble et des stations de ski, mais je parlerais plutôt des laboratoires qui régulièrement organisent des conférences, de la Junior Entreprise, de la communauté des makers à Grenoble avec le Fab Lab de la Casemate ou le Hackerspace local, le LOG (Laboratoire Ouvert Grenoblois), du club Robotronik et de la Junior Conseil Phelma… Ce n’est pas évident au début d’être au courant de tout ce qui se fait, mais on se rend compte après quelques mois que la ville et l’école ouvrent pas mal de possibilités en plus des études. Mais je conseille aussi Phelma pour les nouveaux locaux à Minatec qui seront finis à la rentrée prochaine, au moment où je finis mes études dans l’école, parce que je suis jaloux de ne pas avoir pu y avoir cours.

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Rédigé par Alexis Sableaux

mise à jour le 21 juillet 2015

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