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Grenoble INP
Les technologies de demain s'imaginent aujourd'hui
L'école d'ingénieurs de physique, électronique, matériaux
Les technologies de demain s'imaginent aujourd'hui

Quand les entreprises participent aux enseignements : Témoignage de Jean-Marc DEDULLE, Professeur associé à temps partiel à Phelma.

Publié le 28 juin 2012
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28 juin 2012

Jean-Marc DEDULLE dirige sa propre entreprise et enseigne en parallèle à Phelma. Ses compétences d’ingénieur R&D sont nécessaires pour enseigner aux étudiants certaines disciplines de pointe. Explications.

Pouvez-vous vous présenter ?

Suite à ma thèse de doctorat au LEG Grenoble INP (devenu G2ELAB), une expérience de 2 ans dans un grand groupe industriel métallurgique (ALUSUISSE-LONZA devenu ALCAN) et une expérience de 6 ans au sein d'une PME (DT2i) de développement et de distribution d'un logiciel de calcul scientifique (FLUX-EXPERT, développé par Philippe MASSE, enseignant-chercheur à Grenoble INP), j'ai décidé en 1997, fort d'une expérience de 11 ans dans le domaine de la modélisation de phénomènes physiques couplés, de monter mon entreprise nommée IRIS Technologies. Mon activité est centrée sur les études la formation et le conseil dans le domaine de l'optimisation et la modélisation en génie des procédés industriels.

Comment utilisez-vous vos compétences d'ingénieur R&D au sein de vos enseignements à Phelma ?

Désireux de faire partager mon expérience de la modélisation, j'ai été recruté dans le cadre d'un poste PAST (Professeur ASsocié à Temps partiel) à l'ENSPG en 1993. J'ai également intégré dans le cadre de ce poste, le Laboratoire des matériaux et du génie physique (LMGP).Au sein du LMGP, j'ai pu utiliser mes compétences acquises et développer une activité de modélisation dans le domaine de la croissance de monocristaux (en collaboration avec Michel PONS, Elisabeth BLANQUET puis Didier CHAUSSENDE). Mon expérience d'ingénieur R&D a été mise à profit au travers de l'enseignement des méthodes numériques et de la modélisation numérique au sein de l'équipe d'enseignants (dont Jean-Christophe TOUSSAINT) dirigé par Philippe MASSE.

Quelle matière enseignez-vous, dans quelle branche scientifique pour les étudiants de quelle filière ?

Au sein de l'ENSPG, puis de Phelma, j'enseigne l'informatique (langage C puis MATLAB), l'électromagnétisme, les méthodes numériques au sein de différentes filières. Depuis quelques années je me concentre uniquement sur la filière Systèmes et microsystèmes pour la physique et les biotechnologies (SMPB) et les projets de méthodes numériques.Compte tenu de mon expérience du milieu industriel, je me suis également impliqué dans le développement des Relations Entreprises au sein de Phelma

Quel est l'intérêt pour un étudiant de recevoir des enseignements de la part d'un industriel ?

La modélisation numérique de phénomènes physiques couplés est une discipline récente dans le monde industriel, qui nécessite de la part de l'enseignant une expérience importante. De ce fait, l'encadrement des projets de méthodes numériques dans la filière SMPB est assuré principalement par des vacataires que je fais recruter depuis plusieurs années (CEA LETI, BIOMERIEUX). Nous avons développé des projets en lien direct avec la filière SMPB (Hybridation d'ADN, Electrodes médicales, Microsystème fluidique ...). Nous utilisons pour cet enseignement des logiciels industriels (FLUX-EXPERT puis COMSOL) afin d'améliorer l'employabilité des jeunes ingénieurs de Phelma. Cet enseignement est une suite logique de l'enseignement de méthodes numériques utilisées le plus couramment dans les départements R&D des industries et PME (Méthodes des différences/volumes finies, Méthodes des Eléments Finis) associé à un langage de programmation très présent en milieu industriel Matlab (voir les stages de 2A et PFE). Dans le cadre de ces projets, nous apportons aux étudiants des exemples concrets, nous pouvons faire des liens avec les aspects théoriques et mettre en avant les points difficiles sur lesquels ils vont fatalement tomber dans le cadre de leur futur métier d'ingénieur : vérifier la précision d'un résultat, comprendre les raisons d'un résultat erroné et apporter des solutions. Les fondamentaux des méthodes numériques passent ainsi bien mieux, sans pour autant tomber dans la facilité qui tendrait à dire que maintenant les progrès des logiciels de modélisation scientifique sont tels, qu'il suffit de cliquer pour avoir un résultat.


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Rédigé par Fanny Infuso

mise à jour le 4 juillet 2012

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