Au CERN, les jeunes invités à réfléchir à l’avenir du collisionneur circulaire du futur

Les 18 et 19 septembre derniers, une trentaine de jeunes de 18 à 25 ans ont participé au CERN à l’Atelier de la relève, consacré au projet de collisionneur circulaire du futur (FCC).

Entre découverte scientifique, débats et concertation, cette expérience leur a permis de réfléchir collectivement aux enjeux scientifiques, environnementaux, économiques, territoriaux et web sociétaux de ce projet d’envergure internationale. Ibrahim Öngül, étudiant en 1re année à Grenoble INP - Phelma, UGA a eu la chance de participer à cette expérience.

"J’ai eu la chance d’être sélectionné parmi une trentaine de jeunes âgés de 18 à 25 ans, aux profils, aux parcours et aux sensibilités variés. Cette diversité était au cœur de la démarche : il ne s’agissait pas uniquement de présenter un projet scientifique majeur, mais surtout de permettre à une nouvelle génération de s’informer, de questionner ses enjeux et de contribuer à la réflexion sur son avenir.

Pendant ces deux journées, nous avons participé à des activités de découverte, à des débats et à des échanges avec des chercheurs, chercheuses, des scientifiques, des représentant·es du CERN et différents acteurs, actrices du projet. Nous avons ainsi pu aborder le FCC sous plusieurs angles : ses ambitions scientifiques et technologiques, mais aussi ses implications environnementales, économiques, territoriales et sociétales.

Nous avons également eu l’occasion de découvrir la maquette à taille réelle d’un segment du tunnel du FCC, qui pour l’instant n’est pas ouverte à la visite du grand public.

L’un des aspects les plus importants de l’atelier a été le travail collectif mené à partir de nos discussions. Nous avons formulé nos réflexions, nos interrogations et nos attentes concernant le devenir du FCC. Ces contributions ont été rassemblées dans un rapport que nous avons remis en main propre à Mme Ursula Bassler, "Director of Stakeholder Relations" au CERN.

Notre travail ne constitue donc pas seulement un retour d’expérience de jeunes participant·es. Il a vocation à être intégré aux ressources de la démarche de concertation et à contribuer au dossier qui sera pris en compte par les 25 États membres lorsqu’ils auront à se prononcer sur l’avenir du projet. Cette dimension a donné une portée très concrète à notre participation : nos échanges et nos préoccupations pourront réellement alimenter la réflexion préalable à une décision internationale majeure.

web Cette expérience m’a particulièrement marqué, car elle montre que les grands projets scientifiques ne se construisent pas uniquement dans les laboratoires. Ils nécessitent également un dialogue avec la société et une réflexion collective sur leurs conséquences, leurs objectifs et les conditions de leur réalisation. Elle m’a permis de mieux comprendre l’importance de la concertation dans le domaine scientifique, tout en développant mes compétences en communication, en débat, en travail collectif et en synthèse.

En tant qu’étudiant de Grenoble INP  - Phelma, UGA, j’ai également été heureux de pouvoir représenter une école d’ingénieurs engagée dans les sciences, les technologies et la formation de profils capables de prendre part aux grands enjeux scientifiques de demain, en insistant sur les aspects et considérations autour de l'électronique, de la transmission du savoir et de l'enseignement."