Organisé au niveau international par le CNES (Centre national d'études spatiales), l’ESA (Agence Spatiale Européenne), et décliné localement par le CSUG (Centre Spatial Universitaire de Grenoble) et Pépite oZer de l’Université Grenoble Alpes, ce hackathon a vu, en l’espace de 24 heures, Jule, Luc, Enzo et Antoine imaginer une solution innovante mêlant imagerie satellitaire et intelligence artificielle pour lutter contre les maladies fongiques dans les vignobles.
Un projet à la fois techniquement réaliste, et économiquement viable, qui leur a valu de remporter le premier prix et de décrocher leur place pour la finale nationale à Bordeaux, les 1er et 2 avril prochains.
« Tout a commencé par un mail que nous recevons, Enzo, Jule et moi, de la part de l’administration de Phelma. Il nous informe de l’existence d’un hackathon organisé par le CNES et l’ESA autour des technologies spatiales. Assis côte à côte en cours, on se regarde et on se dit que ça pourrait être une super expérience, mais aussi une bonne occasion d’élargir notre réseau dans un domaine qui attire particulièrement Enzo et Jule pour la suite de leurs études.
Le vendredi 30 janvier 2026, à 13h, nous nous retrouvons sur le site de Pépite Ozer, à MUSE, sur le campus universitaire de Grenoble. C’est là que nous faisons la connaissance d’Antoine, un étudiant de première année à Phelma, qui n’a pas encore d’équipe. Il est attiré, comme nous, par le thème que nous avons choisi parmi la dizaine proposée par l’ESA, le CNES, Thales Alenia Space et Airbus Defence and Space : imaginer une technologie exploitant la puissance de l’imagerie satellitaire pour suivre la progression des maladies sur Terre.
À 15h, le hackathon commence officiellement. Pendant près de cinq heures, nous cherchons sur quel projet travailler. Les idées fusent, les mindmaps s’enchaînent, les brainstorms aussi… mais le doute s’installe peu à peu. On commence même à remettre en question notre thème. Puis, vers 20h30, juste avant le dîner, une idée émerge. Je fais le lien entre un cours que j’ai suivi lors de la semaine Kaléidoscope*, trois jours plus tôt et notre sujet. Et si on s’intéressait à la détection des champignons dans les cultures grâce aux images satellites ?
Notre projet est né : utiliser l’imagerie satellitaire pour détecter et prévoir les zones de contamination des vignobles par des champignons, en particulier le mildiou.
Grâce aux experts et aux facilitatrices du CSUG, nous travaillons toute la nuit. On approfondit nos connaissances en imagerie satellitaire, on construit un business model complet et réaliste… et on dort à peine trois heures. Peu à peu, le projet prend forme. L’idée est de combiner des images satellites issues de constellations publiques et privées avec un traitement des données par intelligence artificielle. L’objectif : identifier les zones de vignobles les plus à risque ou déjà touchées par les champignons, afin de permettre des traitements plus ciblés. À terme, cela permettrait de réduire l’utilisation de fongicides et donc la pollution des sols.
Nous avons choisi de nous concentrer sur la viticulture, car les vignes sont particulièrement sensibles aux champignons et que le secteur dispose de marges financières suffisantes pour investir dans des technologies innovantes. Mais nous ne voulons pas nous limiter au vin. Le projet, que nous avons appelé CROPS, pourra ensuite s’étendre à d’autres cultures comme les céréales ou les pommes de terre. En tant qu’étudiants de la filière IPHY (Ingénierie Physique pour la photonique et la microélectronique), l’étude des spectres de rayonnement fait partie de nos compétences, que nous avons pu pleinement mobiliser dans ce projet.
Au bout des 24 heures, nous présentons CROPS face aux douze autres équipes. Honnêtement, nous ne nous attendons pas à gagner. Nous pensions que notre projet n’était peut-être pas le plus spectaculaire du point de vue spatial. Mais pour le jury, c’est justement sa réalisabilité qui a fait la différence : un projet viable, peu coûteux à lancer et avec de réelles retombées économiques, ce qui est finalement assez rare dans le domaine spatial.
Nous remportons alors une formation diplômante sur les métiers du spatial offerte par le CSUG (le Centre spatial universitaire de Grenoble), 10h d'accompagnement par Minalogic pour aller plus loin dans notre projet, un baptême de l’air avec l’ancien directeur du CSUG, et surtout la chance de représenter Grenoble à la finale nationales du hackathon, qui aura lieu à Bordeaux, à la Cité du Vin, les 1er et 2 avril prochains. Notre trophée sera également exposé à Phelma pendant les deux prochaines années.
À la suite de cette victoire, le directeur de l’incubateur de start-up de l’UGA, Pépite Ozer**, nous propose de venir pitcher notre projet lors de Tech&Fest, le mercredi 4 février, sur le stand de l’UGA. De nombreux experts et expertes viennent alors nous conseiller sur la suite à donner à CROPS. Nous comptons bien profiter de cet accompagnement pour concevoir un prototype solide en vue des finales. »
* Semaine Kaléidoscope à Grenoble INP - UGA : Plus de 1500 étudiant·es, soit l’ensemble des élèves de 2e année des 8 écoles de Grenoble INP - UGA participent à une semaine d'activités pédagogiques et de projets communs. En 2026, l’évènement est consacré au thème « Enjeux et défis pour une recherche et une innovation soutenables ».
** L’écosystème d’accompagnement des étudiants entrepreneurs de l’UGA.
Un projet à la fois techniquement réaliste, et économiquement viable, qui leur a valu de remporter le premier prix et de décrocher leur place pour la finale nationale à Bordeaux, les 1er et 2 avril prochains.
Rencontre avec Luc Olivet, un des membres de l’équipe.
« Tout a commencé par un mail que nous recevons, Enzo, Jule et moi, de la part de l’administration de Phelma. Il nous informe de l’existence d’un hackathon organisé par le CNES et l’ESA autour des technologies spatiales. Assis côte à côte en cours, on se regarde et on se dit que ça pourrait être une super expérience, mais aussi une bonne occasion d’élargir notre réseau dans un domaine qui attire particulièrement Enzo et Jule pour la suite de leurs études.
Le vendredi 30 janvier 2026, à 13h, nous nous retrouvons sur le site de Pépite Ozer, à MUSE, sur le campus universitaire de Grenoble. C’est là que nous faisons la connaissance d’Antoine, un étudiant de première année à Phelma, qui n’a pas encore d’équipe. Il est attiré, comme nous, par le thème que nous avons choisi parmi la dizaine proposée par l’ESA, le CNES, Thales Alenia Space et Airbus Defence and Space : imaginer une technologie exploitant la puissance de l’imagerie satellitaire pour suivre la progression des maladies sur Terre.
À 15h, le hackathon commence officiellement. Pendant près de cinq heures, nous cherchons sur quel projet travailler. Les idées fusent, les mindmaps s’enchaînent, les brainstorms aussi… mais le doute s’installe peu à peu. On commence même à remettre en question notre thème. Puis, vers 20h30, juste avant le dîner, une idée émerge. Je fais le lien entre un cours que j’ai suivi lors de la semaine Kaléidoscope*, trois jours plus tôt et notre sujet. Et si on s’intéressait à la détection des champignons dans les cultures grâce aux images satellites ?
Notre projet est né : utiliser l’imagerie satellitaire pour détecter et prévoir les zones de contamination des vignobles par des champignons, en particulier le mildiou.
Grâce aux experts et aux facilitatrices du CSUG, nous travaillons toute la nuit. On approfondit nos connaissances en imagerie satellitaire, on construit un business model complet et réaliste… et on dort à peine trois heures. Peu à peu, le projet prend forme. L’idée est de combiner des images satellites issues de constellations publiques et privées avec un traitement des données par intelligence artificielle. L’objectif : identifier les zones de vignobles les plus à risque ou déjà touchées par les champignons, afin de permettre des traitements plus ciblés. À terme, cela permettrait de réduire l’utilisation de fongicides et donc la pollution des sols.
Nous avons choisi de nous concentrer sur la viticulture, car les vignes sont particulièrement sensibles aux champignons et que le secteur dispose de marges financières suffisantes pour investir dans des technologies innovantes. Mais nous ne voulons pas nous limiter au vin. Le projet, que nous avons appelé CROPS, pourra ensuite s’étendre à d’autres cultures comme les céréales ou les pommes de terre. En tant qu’étudiants de la filière IPHY (Ingénierie Physique pour la photonique et la microélectronique), l’étude des spectres de rayonnement fait partie de nos compétences, que nous avons pu pleinement mobiliser dans ce projet.
Au bout des 24 heures, nous présentons CROPS face aux douze autres équipes. Honnêtement, nous ne nous attendons pas à gagner. Nous pensions que notre projet n’était peut-être pas le plus spectaculaire du point de vue spatial. Mais pour le jury, c’est justement sa réalisabilité qui a fait la différence : un projet viable, peu coûteux à lancer et avec de réelles retombées économiques, ce qui est finalement assez rare dans le domaine spatial.
Nous remportons alors une formation diplômante sur les métiers du spatial offerte par le CSUG (le Centre spatial universitaire de Grenoble), 10h d'accompagnement par Minalogic pour aller plus loin dans notre projet, un baptême de l’air avec l’ancien directeur du CSUG, et surtout la chance de représenter Grenoble à la finale nationales du hackathon, qui aura lieu à Bordeaux, à la Cité du Vin, les 1er et 2 avril prochains. Notre trophée sera également exposé à Phelma pendant les deux prochaines années.
À la suite de cette victoire, le directeur de l’incubateur de start-up de l’UGA, Pépite Ozer**, nous propose de venir pitcher notre projet lors de Tech&Fest, le mercredi 4 février, sur le stand de l’UGA. De nombreux experts et expertes viennent alors nous conseiller sur la suite à donner à CROPS. Nous comptons bien profiter de cet accompagnement pour concevoir un prototype solide en vue des finales. »
* Semaine Kaléidoscope à Grenoble INP - UGA : Plus de 1500 étudiant·es, soit l’ensemble des élèves de 2e année des 8 écoles de Grenoble INP - UGA participent à une semaine d'activités pédagogiques et de projets communs. En 2026, l’évènement est consacré au thème « Enjeux et défis pour une recherche et une innovation soutenables ».
** L’écosystème d’accompagnement des étudiants entrepreneurs de l’UGA.