Geneviève Jourdain : une diplômée de l’ENSERG mise à l’honneur sur la tour Eiffel

Le nom de Geneviève Jourdain, enseignante-chercheuse diplômée de l’ENSERG*, figure parmi ceux qui ont été sélectionnés pour apparaître sur la Tour Eiffel. Une distinction symbolique qui met en lumière le parcours d’une scientifique issue de l’une des écoles fondatrices de Grenoble INP – Phelma, UGA.
Geneviève Jourdain a participé à la construction en France d’une discipline, le traitement du signal, et a contribué au développement de nouvelles technologies en acoustique sous-marine et télécommunications. L’importance de son héritage scientifique a été reconnue par la commission chargée d’établir une liste des 72 femmes scientifiques dont le nom figurera sur la tour Eiffel.
 
Une reconnaissance symbolique sur la tour Eiffel
Depuis 1889, la tour Eiffel célèbre les sciences avec les noms de 72 scientifiques français - tous des hommes - inscrits en lettres d’or tout autour de son premier étage. Le projet d’ajouter le nom de 72 femmes vise à rendre hommage aux contributions majeures des femmes dans le domaine scientifique.

« La Tour Eiffel est un monument dont la symbolique est tellement puissante qu’elle fera rayonner dans toute la France et bien au-delà des frontières ces femmes qui ont marqué l’histoire de la science et de l’ingénierie en France et dont les travaux remarquables justifient pleinement qu’elles soient mises elles aussi en lumière » a déclaré Isabelle Vauglin, vice-présidente de l’association Femmes & Sciences dans Paris Presse en janvier 2026.
 
Qui était Geneviève Jourdain ?
Née le 31 mars 1945 à Entre-deux-Guiers, Geneviève Jourdain est une ingénieure, professeure et chercheuse française qui a joué un rôle majeur dans le développement du traitement du signal en France. Diplômée ingénieure en 1966 de l’ENSERG, elle poursuit toute sa carrière scientifique au sein de Grenoble INP, UGA. Spécialiste du traitement du signal et des systèmes de télécommunications, ses travaux ont notamment porté sur l’utilisation de signaux aléatoires et sur l’acoustique sous-marine, contribuant à structurer un domaine devenu central dans les technologies de l’information et de la communication. Enseignante engagée et chercheuse reconnue, elle a formé de nombreuses générations d’ingénieurs et de doctorants à Grenoble. Elle est décédée le 19 octobre 2006 à La Tronche, laissant une empreinte durable dans la communauté scientifique.

*ENSERG : École nationale supérieure d'électronique et de radioélectricité de Grenoble